Michael Jackson au cœur d’un boycott après l’annonce de James Safechuck
James Safechuck, l’un des deux hommes dont le témoignage a été mis en lumière par le documentaire Leaving Neverland, a annoncé qu’il boycottera le biopic Michael consacré à Michael Jackson, estimant que le film n’aurait « jamais dû voir le jour ». Interrogé par un photographe de TMZ à Sherman Oaks, Safechuck a refusé catégoriquement de se rendre en salle pour la promotion du long métrage, relançant ainsi le débat sur la manière dont l’œuvre traite, ou ignore selon lui, les accusations d’abus sexuels portées contre le chanteur.
Lors de cette brève intervention médiatique, James Safechuck a livré une réponse ferme et sans ambiguïté lorsque la question lui a été posée : « non », il ne verra pas le film. Il a également déclaré que le biopic n’aurait pas dû obtenir d’autorisation de sortie, argumentant qu’il ne souhaitait pas contribuer, même indirectement, à la promotion d’une personnalité accusée d’abus sur mineurs, tout en rappelant la présomption d’innocence qui s’applique devant la justice.
Safechuck a réaffirmé son soutien aux victimes d’agressions sexuelles, pointant le caractère potentiellement « déclencheur » de la promotion massive entourant la sortie du film — panneaux publicitaires, publicités et hommages visibles — qui, selon lui, peut raviver des traumatismes chez des personnes ayant vécu des abus similaires. Il se présente comme un survivant, affirmant avoir subi des actes entre 7 et 10 ans au ranch Neverland. Avec Wade Robson, son co-accusateur, il poursuit la succession de Michael Jackson et réclame 400 millions de dollars de dommages et intérêts.
Un boycott et des critiques sur l’omission des accusations
Le refus de Safechuck met en lumière une critique centrale adressée au film réalisé par Antoine Fuqua : l’absence, d’après certains, d’un traitement des accusations d’abus sexuels ayant affecté la réputation de Michael Jackson. Dan Reed, réalisateur de Leaving Neverland, a publiquement interpellé la production en rappelant qu’il paraît difficile de conter une « histoire authentique » sur la star sans évoquer les allégations qui ont pesé sur elle.
Des sources de Variety indiquent que le troisième acte du biopic devait à l’origine aborder l’impact des accusations. Cependant, des re-tournages ont été engagés, pour lesquels les ayants droit auraient dépensé environ 15 millions de dollars, après la découverte qu’un accord transactionnel conclu en 1994 avec la famille de Jordan Chandler — qui avait reçu 25 millions de dollars — comportait une clause interdisant toute représentation de ce dernier à l’écran.
Antoine Fuqua, selon des extraits relayés, a exprimé des réserves sur la véracité des accusations en suggérant que « parfois les gens font des choses désagréables pour de l’argent ». Cette formulation a suscité une réponse de Dan Reed, qui a souligné que James Safechuck et Wade Robson « n’ont jamais touché un centime » pour leurs accusations et que, selon lui, ils ne percevraient d’éventuels dommages qu’en cas de décision judiciaire en leur faveur.
Michael Jackson n’a jamais été condamné pour ces faits de son vivant. Les ayants droit de l’artiste continuent de nier fermement les accusations portées à son encontre.
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