Matthieu Lartot confie comment le cancer l’a contraint à revoir ses aspirations
Le journaliste de France Télévisions Matthieu Lartot s’est exprimé sur le plateau de l’émission Buzz TV au sujet de son double parcours contre le cancer, une expérience personnelle au cœur du documentaire « Ce qui nous tient debout », coréalisé avec Anouk Burel pour une diffusion sur France 5.

SOMMAIRE
Ce projet télévisuel donne la parole à des personnes confrontées directement ou indirectement aux pathologies cancéreuses, avec l’ambition de briser les tabous entourant la maladie. Pour le spécialiste du rugby, cette démarche fait écho à son propre parcours médical entamé durant son adolescence.
La première épreuve remonte à 1997, alors qu’il est âgé de dix-sept ans. À la suite d’un choc survenu lors d’une rencontre de rugby, initialement traité comme une entorse, une grosseur anormale se développe au niveau de son genou. Après un an et demi d’incertitude et trois interventions chirurgicales, les médecins identifient un synovialosarcome, une forme tumorale rare et agressive.
L’annonce médicale anéantit les ambitions sportives du jeune homme, qui entame alors un long traitement. Soutenu par sa mère, il poursuit sa scolarité depuis le milieu hospitalier, décroche son baccalauréat en candidat libre puis présente les épreuves d’admission aux écoles de journalisme en se déplaçant avec des béquilles.
Une récidive et une épreuve familiale
Après vingt-six années de rémission, le présentateur fait face à une réapparition de la maladie. Alors qu’il éprouve une impossibilité soudaine de marcher, des examens révèlent que la masse tumorale s’est reformée et présente un volume quatre fois supérieur aux estimations initiales, écartant l’hypothèse d’une simple défaillance de prothèse.
Face à cette situation clinique, le corps médical procède à l’amputation de sa jambe droite. Le journaliste sportif aborde cette nouvelle étape avec la détermination de surmonter la situation, adoptant un état d’esprit combatif similaire à celui de sa jeunesse.
Sur le plan personnel, la transmission de cette réalité à ses enfants, prénommés Noah et Jeanne, constitue un obstacle particulièrement éprouvant. Devant la difficulté d’exprimer la situation, son épouse prend le relais pour informer leur progéniture des interventions à venir.
Par le biais de ses déclarations et de son œuvre documentaire, Matthieu Lartot illustre la possibilité de poursuivre son existence et de se reconstruire malgré les conséquences physiques et morales engendrées par les affections cancéreuses.
Source de l’article : www.public.fr.
Commentaires