Le lundi 30 mars, Maïtena Biraben, ancienne figure de Canal+, a annoncé publiquement avoir été diagnostiquée autiste à l’âge de 57 ans, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux de « Mesdames », le média qu’elle a fondé en 2024 et destiné aux femmes de plus de 45 ans. L’animatrice a décrit la révélation comme un choc brutal, résumée par l’expression « Un bus dans la tronche ».
Cette annonce marque l’aboutissement d’une quête personnelle longue de plusieurs décennies : pendant 28 ans, Maïtena Biraben a interrogé son rapport aux autres et à elle-même, cherchant des explications à un sentiment persistant d’étrangeté et de décalage social.
Le récit qu’elle a livré se concentre sur la manière dont cette compréhension est née et sur le parcours médical qui a conduit au diagnostic. Elle a choisi de l’exposer publiquement dans le cadre de son média, mettant en perspective une trajectoire intime et professionnelle.
Un déclic lors d’un live puis un parcours diagnostique
Selon ses déclarations, l’animatrice n’a pas perçu dès l’enfance une différence nette, mais c’est à l’âge adulte que s’est installée une impression de ne pas « rejoindre » les autres sur le plan émotionnel et relationnel. Elle parlait d’une sensation diffuse de « fonctionnement » altéré, sans parvenir à nommer ce qui la séparait des autres.
Le basculement est intervenu lors d’un direct organisé pour « Mesdames », lorsque l’une des invitées, Florence, a déclaré être autiste. Maïtena Biraben rapporte que l’écoute de ce témoignage a provoqué une réaction immédiate et violente : « Rien n’allait, mais tout était familier » et « Ça s’est brisé en moi ».
Après ce déclic, elle a entrepris une recherche documentaire intensive, parcourant articles, témoignages et études dans plusieurs langues. La confrontation répétée à ces descriptions a fait naître une évidence progressive, qu’elle décrit comme écrasante : « J’étais fracassée ».
Engagée ensuite dans un parcours diagnostique formel, Maïtena Biraben s’est soumise à des tests psychologiques et à des consultations spécialisées. Le processus, qualifié de long et parfois éprouvant, a abouti à un bilan clinique plus large que le seul diagnostic d’autisme.
Le rapport médical a retenu, en complément de l’autisme, la présence d’un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) ainsi qu’un haut potentiel intellectuel (HPI). Ces éléments, souvent associés dans les descriptions contemporaines des profils dits « neurodivergents », ont été invoqués pour expliquer la complexité et la singularité de son parcours personnel et professionnel.
Dans sa prise de parole publique, Maïtena Biraben a mis en lumière la concomitance de ces diagnostics et la manière dont ils ont reconfiguré sa compréhension de son histoire de vie et de ses relations sociales.