La carte blanche d’Augustin Trapenard vire au casse-tête pour France Télévisions

Le groupe France Télévisions a pris la décision de retirer de son service de rattrapage en ligne l’émission « La Grande Librairie » diffusée en direct le 9 septembre sur France 5, à la suite d’une intervention engagée de la comédienne Adèle Haenel.

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Adèle Haenel coupée au montage d’une émission après ses propos sur la Palestine : France Télévision s’explique
KCS
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Au cours de ce programme présenté par Augustin Trapenard, l’actrice et autrice a bénéficié de la traditionnelle tribune finale accordée aux invités pour déclamer un texte personnel face aux téléspectateurs, dans un cadre présenté comme un moment de création et de parole libre.

Pendant près de trois minutes, l’artiste s’est exprimée sur la portée des mots, l’angoisse liée à la prise de parole et l’épreuve vécue par les personnes victimes d’agressions sexuelles au moment de verbaliser les faits subis. Cette déclaration renvoie à son propre dossier judiciaire, marqué par la condamnation en appel en avril 2026 du réalisateur Christophe Ruggia à cinq années d’emprisonnement pour agression sexuelle à son encontre.

Adèle Haenel a ensuite élargi son propos aux événements du Proche-Orient, déclarant qu’Israël commettait un génocide en Palestine avec la complicité de la France, avant d’appeler à des sanctions envers l’État israélien et à la libération du peuple palestinien.

Ces déclarations ont rapidement généré de nombreuses réactions dans l’espace public, étant relayées sur les réseaux sociaux puis reprises par plusieurs médias d’information en continu tels que BFMTV, CNews et Franceinfo.

La justification de France Télévisions

Constatée peu après la diffusion, la suppression du replay sur le portail France.tv a été confirmée par le groupe audiovisuel public à la suite de sollicitations médiatiques.

Interrogée par le magazine Télérama, la direction de France Télévisions a indiqué avoir agi à titre conservatoire après avoir procédé à l’examen des images.

Le diffuseur a précisé que les affirmations tenues par l’invitée n’avaient pu faire l’objet d’une contradiction directe au sein de la séquence.

L’entreprise a fait valoir que les obligations de son cahier des charges lui imposent de veiller à l’équilibre des points de vue exposés à l’antenne.

Source de l’article : www.public.fr.

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