Dix ans après la disparition de Jean‑Pierre Coffe, la maison et le jardin qu’il avait aménagés à Saint‑Denis‑Lanneray (Eure‑et‑Loir) sont ouverts au public : son compagnon, Christophe Dolbeau, a transformé le domaine en gîte et propose désormais des visites payantes du jardin de deux hectares, assorties d’un apéritif, ainsi qu’un service d’hébergement, a rapporté Le Parisien.
Reconnu pour sa passion culinaire, Jean‑Pierre Coffe entretenait aussi un intérêt marqué pour la botanique et le paysage. Il avait investi une ancienne ferme, selon les proches, et consacré des décennies à la rénovation du bâti et à la création d’un jardin « de type anglo‑normand », peuplé de centaines d’arbres et de plantes vivaces.
Le lieu, situé hors des caméras et des plateaux, servait de refuge au journaliste et animateur ; il y recevait des amis et y passait de longues heures à travailler son jardin. Depuis le décès de Coffe, son compagnon a repris la gestion du domaine et en a fait un projet d’accueil touristique et patrimonial.
Un hommage vivant porté par le propriétaire
Selon les informations livrées à nos confrères, Christophe Dolbeau a racheté l’ensemble des parts du domaine pour en devenir l’unique propriétaire. Il a ensuite ouvert la propriété au public en proposant des formules de visite du jardin, payantes et accompagnées d’un apéritif, ainsi qu’un hébergement pour prolonger le séjour sur place.
Dans les déclarations rapportées, M. Dolbeau évoque une décision mûrie : « Jean‑Pierre était arrivé dans cette ancienne ferme en 1984. Elle était inoccupée depuis 1876 et n’avait pas d’électricité, de toilettes… Il l’a entièrement rénovée et surtout, a imaginé un jardin de type anglo‑normand, avec des centaines d’arbres et de plantes vivaces ». Cette description rend compte à la fois des transformations matérielles du bâtiment et de la conception paysagère retenue par Coffe.
Le compagnon explique aussi avoir repris l’idée, formulée jadis sur le ton de la plaisanterie, d’accueillir des visiteurs « après » : « On aimait tous deux jouer aux cartes. Je me souviens qu’il m’avait titillé lors d’une partie sur la question de l’après, quand il ne serait plus là… Sur le fait que je pourrai accueillir des gens ici. »
Pour marquer la présence du propriétaire disparu et rappeler son rôle dans la vie du domaine, un buste en bronze de Jean‑Pierre Coffe a été installé dans le jardin, où il trône désormais, selon Le Parisien.
Le projet mené par Christophe Dolbeau vise, toujours d’après le quotidien, à maintenir l’accueil et l’esprit du lieu tels qu’ils avaient été pensés par Coffe, en ouvrant la propriété aux visiteurs et en proposant un hébergement sur place.