Jean-Luc Reichmann explique ce qui l’a perturbé lors de l’interview d’Emmanuel Macron
L’animateur de télévision Jean-Luc Reichmann a suscité de nombreuses réactions sur les plateformes numériques après avoir questionné l’utilité de mobiliser plusieurs traducteurs gestuels lors d’une intervention présidentielle retransmise avec des sous-titres.

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En visionnant la prise de parole d’Emmanuel Macron relative à la hausse du coût des carburants, le présentateur de TF1 a manifesté son étonnement face à la présence simultanée de plusieurs intervenants chargés de la transcription visuelle sur le plateau.
Sur son compte Instagram, il s’est interrogé sur la nécessité d’un tel dispositif, arguant que l’ensemble des programmes télévisés intègrent désormais des sous-titres accessibles aux personnes sourdes sachant lire.
La remarque de l’animateur, aux commandes des « 12 Coups de midi » après avoir présenté « Attention à la marche » depuis 2001, a résonné avec sa situation personnelle, sa sœur cadette Marie-Laure présentant une surdité profonde.
Les spécificités techniques de la communication adaptée
Plusieurs membres de sa communauté ont réagi pour exposer la complémentarité des méthodes d’accessibilité et les raisons justifiant la présence conjointe de ces professionnels.
Des internautes ont notamment précisé que la Langue des Signes Française (LSF) constitue une langue à part entière pourvue de sa propre structure grammaticale, tandis que la Langue Parlée Complétée (LPC) sert d’appui au décodage sur les lèvres afin d’éviter la confusion entre des mots aux mouvements labiaux similaires.
Les explications partagées ont par ailleurs mis en avant le décalage temporel récurrent du sous-titrage en direct et rappelé que la langue des signes demeure le mode d’expression principal de certains publics pour lesquels le français écrit ne constitue pas la langue première.
Les échanges ont ainsi mis en lumière la coexistence des sous-titres, de la LSF et de la LPC afin de répondre aux divers besoins des téléspectateurs concernés.
Source de l’article : www.public.fr.
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