Le 31 mars 2026, lors d’une audition organisée par la commission d’enquête sur l’audiovisuel public à l’Assemblée nationale, l’ancien chroniqueur de TBT9 s’est déclaré publiquement sans emploi et a accusé le service public de l’avoir écarté, relançant le débat sur les pratiques internes du paysage audiovisuel français.
Interrogé sur son parcours et son indépendance professionnelle, Jacques Cardoze a livré une prise de parole directe face aux députés : « Je suis indépendant, je suis chômeur si vous voulez tout savoir », a-t-il déclaré. Cette confession, très commentée, contraste avec la retenue attendue lors d’auditions parlementaires et a attiré l’attention des membres de la commission.
Le journaliste, ancien visage d’émissions à forte audience, a affirmé ne plus pouvoir exercer son métier depuis son départ du groupe public. « Je ne peux plus travailler aujourd’hui. Il faut que vous le sachiez », a-t-il ajouté en désignant France Télévisions comme responsable, évoquant une mise à l’écart durable qui aurait des répercussions sur sa carrière.
France Télévisions dans le viseur
Au cours de son audition, Jacques Cardoze a évoqué une pratique qu’il décrit comme une exclusion du marché du travail audiovisuel : « France Télévisions a décidé que je ne pourrais plus travailler », a-t-il affirmé. Ces propos n’ont pas été immédiatement contestés durant la séance.
Le témoin a également fait allusion à des modalités de départ inégales parmi les salariés ou collaborateurs du secteur public : « Il vaut mieux parfois partir avec un beau chèque […] parce qu’on essaye d’acheter votre silence », a-t-il lancé devant l’Assemblée. Cette allégation vise, selon lui, des pratiques d’accompagnement différencié au moment des départs.
La déclaration s’inscrit dans un contexte de fortes tensions au sein du service public audiovisuel, où plusieurs personnalités ont été entendues par la même commission. Les auditions, qui se déroulent dans le cadre du travail parlementaire sur l’état et le fonctionnement de l’audiovisuel public, ont pour objet de recueillir des témoignages et d’identifier des problèmes structurels signalés par des professionnels.
Le passage de Jacques Cardoze à la tribune a suscité des réactions dans l’hémicycle et parmi les observateurs des médias, en raison de la franchise de ses propos et de la charge portée contre un grand groupe de l’audiovisuel public.
Le même jour, d’autres figures du petit écran ont été entendues par la commission, notamment Michel Drucker et Patrick Sébastien, participants à une série d’auditions visant à dresser un état des lieux des pratiques et des relations professionnelles au sein du secteur audiovisuel public.