Hervé Vilard : cette relation méconnue avec Maria Callas qui lui a rapporté gros
De passage le mercredi 23 septembre 2026 sur le plateau de l’émission C à vous diffusée sur France 5, Hervé Vilard a profité de la promotion de sa tournée marquant ses 80 ans pour revenir sur les moments clés de son parcours et sur ses relations avec plusieurs personnalités du monde artistique.

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Le chanteur a livré un témoignage sans détour sur son expérience passée aux côtés de Claude François lors de tournées communes. Il a dénoncé des agissements hostiles de la part de l’artiste, l’accusant d’avoir délibérément débranché ses micros ou supprimé les effets d’écho pendant ses prestations, ce qui avait suscité chez lui une profonde déception envers une figure qu’il appréciait.
L’interprète de Fais la rire a toutefois modéré son propos en soulignant les qualités scéniques de son confrère. Il a mis en avant son niveau d’exigence exceptionnel, son savoir-faire et l’ampleur de son parcours, en dépit de méthodes professionnelles qu’il qualifie d’odieuses.
Sur ce même plateau, le musicien a également indiqué que la première version du morceau Comme d’habitude, devenu un standard mondial grâce à Claude François puis Frank Sinatra, lui avait été initialement réservée par le compositeur Jacques Revaux, une opportunité manquée dont il affirme ne conserver aucun ressentiment.
Des souvenirs de jeunesse au contact d’acheteurs prestigieux
Avant d’accéder à la notoriété avec Capri, c’est fini, Hervé Vilard a travaillé durant trois années comme disquaire au sein de l’établissement Sinfonia, installé sur les Champs-Élysées. Au cours des années 1960, le jeune homme subvenait principalement à ses besoins grâce aux gratifications laissées par une clientèle fortunée et exigeante, comprenant notamment le jazzman Miles Davis, le chef d’orchestre Herbert von Karajan ou encore Claude François.
C’est également dans ce commerce qu’il a rencontré la cantatrice Maria Callas. Résidant alors avenue Georges-Mandel dans le 16e arrondissement de Paris, la cantatrice s’était d’abord présentée pour obtenir trois polonaises de Frédéric Chopin jouées par le pianiste Georges Cziffra.
L’artiste lyrique avait ensuite sollicité ses conseils pour se procurer un assortiment de musique française avant un séjour à New York, recevant des titres interprétés par Alice Dona, Sheila et Dalida. Satisfaite, elle avait ensuite réclamé par téléphone que le jeune vendeur lui apporte à son domicile dix disques additionnels, parmi lesquels figuraient des chansons de Barbara qui l’avaient émue, récompensant ce service par un généreux pourboire.
Lors d’un entretien accordé à Pascal Praud sur Europe 1, Hervé Vilard avait aussi évoqué ses interactions avec d’autres figures historiques et littéraires, relatant des déjeuners avec André Malraux et Pierre Mendès France chez Cordier, des lectures de Jean de La Fontaine auprès de Jorge Luis Borges en Argentine, son attachement à Dalida et à son frère Orlando, ainsi que ses échanges avec l’écrivaine Marguerite Duras.
Source de l’article : www.public.fr.
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