Hélène de Fougerolles évoque son long combat pour faire diagnostiquer l’autisme de sa fille

Dans un entretien accordé au magazine Parents, la comédienne Hélène de Fougerolles est revenue sur le long cheminement médical ayant mené au diagnostic d’autisme de sa fille Shana, évoquant les errances du secteur hospitalier et l’évolution de son propre ressenti.

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"J'ai fini par savoir que c'était de l'autisme" : le parcours du combattant d'Hélène de Fougerolles pour sa fille
Laurent Guerin / KCS PRESSE
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L’actrice s’est livrée sur les épreuves traversées pour faire identifier le trouble du spectre de l’autisme de son enfant, aujourd’hui âgée de 22 ans et née de sa relation avec le producteur Éric Hubert. Longtemps silencieuse sur ce sujet, elle a expliqué avoir traversé plusieurs années marquées par la culpabilité, après avoir souvent été confrontée à des jugements remettant en cause son rôle de mère.

Il y a deux décennies, les manifestations observées chez la fillette, à l’instar du battement répétitif des mains ou de certains bruits intérieurs, se heurtaient à une méconnaissance globale de ces troubles par le corps médical. Les professionnels consultés utilisaient alors des dénominations génériques liées au handicap mental, retardant la compréhension exacte de la situation.

Face à la multiplication d’examens sanguins et de rendez-vous médicaux sans issue claire, l’artiste s’est tournée vers la documentation et l’observation directe. C’est à travers ses propres lectures qu’elle est finalement parvenue à identifier l’autisme dont est atteinte sa fille, après une longue période d’épuisement face aux limites des praticiens.

Ce parcours avait fait l’objet d’un récit autobiographique publié en 2021, sous le titre T’inquiète pas, maman, ça va aller. Elle y détaillait la douleur qui l’empêchait alors de parler ouvertement de sa fille, ainsi que la conviction persistante et erronée d’être responsable de la condition de son enfant.

Une prise en charge adaptée dans le sud de la France

Le sentiment de responsabilité initiale s’est transformé au fil des années en une vive exaspération envers certains comportements médicaux. La comédienne a ainsi exprimé son rejet catégorique des termes utilisés par des spécialistes et des diagnostics perçus comme stigmatisants.

Désormais, Shana est prise en charge du lundi au vendredi au sein d’une structure spécialisée située près d’Aix-en-Provence. Hélène de Fougerolles continue de suivre attentivement ce quotidien adapté en lui rendant des visites régulières.

Source de l’article : www.public.fr.

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