Helena Noguerra témoigne contre Patrick Bruel et livre des détails précis sur son accusation
L’actrice et chanteuse Helena Noguerra a transmis à l’autorité judiciaire un courrier accusant Patrick Bruel d’agression sexuelle lors d’un tournage survenu en l’an 2000, un document révélé par Paris Match ce mercredi 2 septembre 2026. L’artiste ciblé conteste catégoriquement ces allégations et demeure présumé innocent de l’ensemble des agissements décrits.

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La comédienne n’a pas formellement déposé de plainte pénale, choisissant plutôt d’adresser une correspondance au parquet dès 2022, une démarche complétée par une audition devant les enquêteurs de police au début du mois de juin 2026. Cette démarche judiciaire a coïncidé avec l’annonce, faite la veille par le chanteur, de la suppression complète de sa série de concerts prévue pour l’automne 2026.
Le déclencheur de ce témoignage remonte à l’année 2019, période durant laquelle plusieurs praticiennes de massage avaient engagé des poursuites contre le chanteur. Se disant touchée par la similitude des récits rapportés en Corse, notamment le fait de se voir immobiliser les poignets pour toucher l’intimité de l’artiste à travers ses vêtements, Helena Noguerra avait rédigé un premier courrier d’appui destiné aux magistrats insulaires.
Les faits allégués par l’artiste se sont déroulés lors de l’enregistrement du programme télévisé « Une journée avec », dans les coulisses du Zénith. Alors qu’elle entretenait depuis ses 18 ans des rapports amicaux et sans ambiguïté avec le chanteur, l’animatrice avait accepté de le rejoindre dans sa loge sans appréhension particulière.
Selon son compte-rendu, l’artiste s’est approché pour l’embrasser dès la fermeture de la pièce, essuyant un refus explicite auquel il aurait répliqué en évoquant une attirance réciproque ancienne. La comédienne affirme avoir alors été maintenue par la force.
Le récit des violences présumées lors du tournage
La plaignante soutient que ses mains ont été bloquées et plaquées contre les parties intimes de l’artiste par-dessus son pantalon, avant qu’elle ne soit contrainte de s’allonger sur une table. Portant un micro relié à des membres de son équipe technique, elle indique avoir tenté d’appeler à l’aide à voix basse, retenue par un sentiment de honte qui l’empêchait de crier plus fort.
Le témoignage décrit ensuite une altercation physique durant laquelle Patrick Bruel aurait soulevé sa jupe et cherché à baisser ses collants. Face aux protestations répétées de l’animatrice qui le sommait de s’arrêter, l’homme aurait subitement relâché son étreinte, permettant à cette dernière de quitter les lieux par un escalier pour retrouver ses collaborateurs.
À la suite de cette scène, l’artiste serait sorti de la pièce avec une attitude normale, allant jusqu’à proposer à la présentatrice d’assister à l’une de ses représentations musicales. Helena Noguerra rapporte avoir évoqué cet événement auprès de son entourage professionnel direct sans susciter de prise de conscience sur le moment, tout en éprouvant un malaise persistant lors de chaque interaction future avec le chanteur.
De son côté, Patrick Bruel a affirmé aux enquêteurs lors de son audition estivale n’avoir conservé aucun souvenir d’une telle situation, réfutant toute attirance particulière envers la comédienne. S’il a concédé la possibilité théorique d’un baiser partagé d’un commun accord par le passé, il a formellement récusé le déroulement d’une agression physique impliquant une contrainte ou l’usage d’une table.
La version des faits opposée par la défense
L’artiste a maintenu auprès des services de police que cette interaction violente était matériellement impossible et a affirmé n’avoir jamais perçu la moindre tension lors de leurs rencontres postérieures à l’an 2000. Recontactée par Paris Match après ces révélations, Helena Noguerra a intégralement maintenu ses déclarations sans formuler de commentaires supplémentaires.
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