Guillaume Pley fait l’objet de menaces de mort : un homme de 33 ans a été interpellé puis placé en garde à vue après une plainte déposée le 27 mars, et fait l’objet d’un contrôle judiciaire en attendant son renvoi devant le tribunal en juin, selon le parquet de Paris et les informations relayées par Le Parisien.
L’arrestation a été menée par la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne, spécialisée dans les dossiers visant des personnalités publiques. Le mis en cause, originaire de la région lyonnaise, est soupçonné d’avoir multiplié, depuis l’année dernière, des publications et des vidéos sur les réseaux sociaux où il se mettrait en scène avec des armes de poing et d’épaule factices. Ces objets ont été saisis lors d’une perquisition au domicile du suspect.
Le parquet précise que l’auteur présumé des menaces devait initialement être jugé en comparution immédiate le 30 mars, mais que l’audience a finalement été renvoyée au mois de juin. Placé sous contrôle judiciaire, il aurait notamment l’interdiction de se rendre à Paris, ville de résidence de la victime.
« Je vais tuer Guillaume Pley »
Selon Le Parisien, le plaignant affirme recevoir des menaces répétées émanant d’un individu qui reprendrait le même prénom qu’un personnage inventé par l’animateur pour un sketch il y a une quinzaine d’années. Le quotidien évoque le personnage d’ »Alphonse le pervers », personnage récurrent de la période où Guillaume Pley travaillait sur NRJ.
Plusieurs messages menaçants, cités par le parquet et publiés par le média, auraient visé directement l’animateur : « Je vais tuer Guillaume Pley« , « Je vais le faire sur la tête de mon père« , « Je vais te mettre du plomb dans le crâne t’es où fils de pute« , ou encore « Si je viens chez vous je vous bute« . Ces propos ont motivé le dépôt de plainte et l’intervention de la BRDP.
Le dossier comporte également des éléments relatifs à l’état mental du mis en cause : le parquet signale des « troubles schizophréniques » qui pourraient être examinés lors de l’audience de juin et influencer l’appréciation des responsabilités pénales. La qualification retenue, des menaces de mort, expose à une peine encourue pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende, rappelle le parquet.
Le renvoi de l’affaire au mois de juin permettra au tribunal d’entendre l’accusation et la défense, d’examiner les éléments matériels saisis lors de la perquisition et d’évaluer, le cas échéant, l’état de santé mentale du prévenu dans le cadre de la procédure pénale en cours.