Michel Blanc est décédé dans la nuit du jeudi 3 au vendredi 4 octobre 2024, une disparition brutale qui a profondément marqué le monde du cinéma français. Dans un témoignage recueilli sur le podcast Legend animé par Guillaume Pley, Gérard Jugnot a raconté, avec émotion, les circonstances soudaines et tragiques de la mort de son ami, évoquant une série d’événements médicaux et des réactions immédiates parmi leurs proches.
Au moment des faits, Gérard Jugnot se trouvait à Nice pour la projection du film À bicyclette, accompagné d’un producteur. C’est au cours de l’après-midi que Josiane Balasko l’a informé d’un premier incident : Michel Blanc aurait fait une crise cardiaque. Jugnot a alors contacté un ami urgentiste, qui lui a d’abord indiqué que l’acteur avait été réanimé. Quelques dizaines de minutes plus tard, le message reçu a retourné la situation : « Ça se présente mal », a-t-on appris par son récit.
Jugnot a décrit la suite en termes clairs et dépourvus d’artifices. Après la projection, il a de nouveau été informé que le cerveau de Michel Blanc était déclaré mort. Il a évoqué la possibilité d’une seconde crise cardiaque, tout en précisant que l’acteur avait d’abord souffert d’un choc anaphylactique provoqué par un antibiotique. Les proches se sont retrouvés au cimetière pour se rassembler et tenter, difficilement, de partager des instants de légèreté malgré le deuil.
Gérard Jugnot raconte l’enchaînement des événements
Dans son intervention sur le podcast, Gérard Jugnot a utilisé des mots simples pour tenter d’exprimer l’ampleur de la perte. Il a qualifié la disparition de « tellement soudaine, tellement absurde », soulignant l’incompréhension et la brutalité des dernières heures. Son récit détaille une alternance d’espoir et de désillusion, depuis la réanimation initiale jusqu’à l’annonce définitive de la mort cérébrale.
Le comédien a également rappelé la place centrale qu’occupait Michel Blanc au sein de la troupe du Splendid. Il a offert une image métaphorique pour traduire l’absence ressentie : « Le Splendid, c’est comme les pièces d’un puzzle : il n’y en a aucune qui se ressemble, mais elles s’emboîtent parfaitement. Et là, il manque une pièce. » Jugnot a ajouté, pour nuancer cette image du vide, une métaphore plus légère évoquant un coin de ciel bleu au sein du puzzle.
Michel Blanc est mort à l’âge de 72 ans. Son départ laisse un vide au sein de la communauté d’artistes qui l’entourait, en particulier parmi ceux qui, comme Jugnot, ont partagé avec lui des décennies d’amitiés et de collaborations au sein du Splendid.