Ce 30 mars 2026, la chaîne Gulli diffuse le film La vérité si je mens ! Les débuts, retour fictionnel aux années 1980 où quatre amis cherchent leur voie. Parmi les visages du casting, la présence de François Berléand attire l’attention en raison d’une mésaventure immobilière ayant marqué sa vie personnelle.
Le long-métrage réunit notamment Yohan Manca, Mickaël Lumière, Anton Csaszar, Jeremy Lewin, ainsi que Audrey Dana et Gilbert Melki. La programmation coïncide avec la médiatisation d’un épisode de la vie privée de l’acteur : l’achat et la rénovation ratée d’un bien au Pays basque.
Cette affaire, largement racontée par l’intéressé dans différents médias, illustre les risques liés à des projets de rénovation menés à distance et la vulnérabilité même de personnalités publiques face à des pratiques frauduleuses dans le bâtiment.
Un rêve de maison devenu cauchemar
François Berléand avait acquis un corps de ferme ancien au Pays basque, présenté comme une opportunité « pas chère du tout », avec l’intention d’en faire une résidence secondaire pleine de caractère. Séduit par le site et le potentiel du bâti, il s’est engagé dans un programme de rénovation en collaborant, sur recommandation d’un proche, avec un architecte et plusieurs entreprises locales.
Le chantier, mené en grande partie à distance, a rapidement montré des signes de dysfonctionnement. L’acteur explique avoir reçu des photographies censées témoigner de l’avancement des travaux : il s’agissait en réalité d’images d’un autre chantier. Ce décalage a retardé la prise de conscience des problèmes réels.
Lors d’un déplacement sur place, le constat a été sans équivoque : malfaçons, incohérences et aménagements absurdes, jusqu’à des « dressings plus grands que la chambre », selon ses propres mots, pour décrire un projet « ni fait ni à faire ».
Au fil des mois, plusieurs entreprises impliquées ont fait faillite ou ont disparu, diluant les responsabilités et laissant le propriétaire face à un chantier inachevé. Les démarches juridiques entamées par l’acteur n’ont pas abouti rapidement, en partie en raison de la complexité du dossier et des lenteurs procédurales.
Le dommage financier est important : le bien avait été acquis pour un montant d’environ 320 000 euros, et le coût total des opérations litigieuses a culminé à près de 450 000 euros perdus, selon les chiffres communiqués par l’intéressé. Pendant plusieurs années, la propriété est restée difficilement vendable et a représenté un fardeau financier et moral pour l’acteur, qu’il a résumé dans l’émission immobilière « L’Agence » en évoquant « cinq ans de catastrophe ».
Grâce à son réseau personnel, François Berléand a finalement trouvé un acquéreur prêt à reprendre le bien malgré l’ampleur des travaux, et a accepté de céder à un prix inférieur à l’investissement global pour se défaire de la situation. Il habite désormais un appartement à Paris, face au Jardin du Luxembourg, où il vit avec sa compagne et ses enfants et transforme ce logement en un cocon artistique. Il affirme aujourd’hui privilégier la location à l’achat.