France Télévisions a refusé le projet de série de M. Pokora sur Oradour
La chaîne TF1 diffusera le jeudi 24 septembre 2026, à 21h10, une mini-série historique intitulée « Oradour », initiée par l’artiste M. Pokora et consacrée au massacre survenu durant la Seconde Guerre mondiale.

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Ce programme composé de deux volets de 45 minutes met en scène le comédien dans le rôle de Philippe Gerbier, un officier rattaché aux Forces françaises libres, avec Caroline Anglade dans le rôle de Marie. La programmation de la soirée se poursuivra à 23h15 avec un documentaire signé Stanislas Kraland, réunissant les témoignages de survivants et de leurs descendants.
L’origine du projet remonte à 2019, consécutivement au succès d’audience du téléfilm « Le Premier Oublié » portant sur la maladie d’Alzheimer. Souhaitant développer une œuvre axée sur l’histoire nationale, M. Pokora avait alors sollicité son producteur Thierry Saïd afin d’élaborer une fiction autour du drame d’Oradour-sur-Glane.
Le projet avait d’abord été présenté à France Télévisions, qui ne l’a pas retenu, le chanteur rapportant des doutes internes sur sa légitimité à porter une telle interprétation. L’accord de diffusion a finalement été conclu avec TF1 après la diffusion du téléfilm « Menace sur Kermadec », le groupe Mediawan s’associant à la production de cette œuvre développée par M. Pokora et Thierry Saïd et concrétisée dès 2022.
Genèse de l’œuvre et contraintes de tournage
La démarche s’est précisée lors d’une venue sur place aux côtés de Robert Hébras, le dernier rescapé de la tuerie mort en 2023, qui transmettait ce récit historique à sa petite-fille Agathe. Le comédien avait alors constaté qu’une proportion importante de son entourage ignorait la réalité de ces faits survenus en Haute-Vienne.
Le 10 juin 1944, 643 habitants de cette commune avaient été exécutés par une unité de Waffen-SS lors de la destruction par le feu du village, marquant le plus important massacre de civils perpétré en France pendant l’Occupation.
En raison du statut de sanctuaire mémoriel du village d’origine et afin d’éviter des dépenses de production évaluées à 40 millions d’euros pour acheminer le matériel et les véhicules d’époque, les prises de vues ont été réalisées en Belgique.
L’acteur a exprimé le souhait que cette diffusion télévisée encourage les spectateurs à visiter le village martyr d’Oradour-sur-Glane.
Source de l’article : www.public.fr.
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