Fabien Onteniente révèle sa rupture avec Mathilde Seigner chez Pascal Praud
Fabien Onteniente a révélé sur le plateau de Pascal Praud que la scène devenue culte du film Camping (2006), dans laquelle le personnage de Sophie Gatineau, joué par Mathilde Seigner, lance une réplique choc en plein restaurant, s’est jouée dans un contexte de séparation réelle entre l’actrice et le réalisateur, rendant l’émotion à l’écran plus proche de la réalité que de la fiction.
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Invité à l’émission, le cinéaste a livré des précisions sur les coulisses de cette séquence souvent perçue comme purement comique, et qui figure parmi les moments les plus mémorables du cinéma populaire français. Il a notamment expliqué que la tension visible à l’écran n’était pas uniquement une performance de comédienne, mais qu’elle s’inscrivait dans une situation intime réelle entre l’actrice et lui à l’époque du tournage.
La scène intitulée dans l’inconscient collectif par la réplique « Mon mari est un bouffeur de minous », prononcée par le personnage de Sophie face au rôle du mari interprété par Antoine Duléry, se déroule dans un restaurant bondé. Selon Fabien Onteniente, Mathilde Seigner a traversé des moments d’émotion très intenses pendant les prises : elle tremblait, a quitté le tournage à plusieurs reprises et, malgré ces difficultés, a réussi à livrer la scène en une seule prise décisive.
Les révélations d’Onteniente sur le tournage
Sur le plateau de Pascal Praud, Onteniente a relaté sans détour que lui et Mathilde Seigner étaient en séparation au moment du tournage. Il a décrit la prestation comme chargée d’une émotion authentique : « Elle a fait la scène quelque part pour moi. Elle était toute tremblante. Elle est partie dix fois. Mais cette scène, elle l’a faite en un coup », a-t-il raconté. Le réalisateur a ainsi mis en lumière la porosité entre vie privée et travail d’acteur pour cette séquence précise.
Le témoignage du réalisateur éclaire autrement la réception de la scène par le public. Ce passage, souvent retenu pour son registre comique, contient selon Onteniente une part d’intensité personnelle qui a contribué à sa puissance dramatique et à son impact durable auprès des spectateurs.
Interrogé sur l’atmosphère générale du plateau, le cinéaste a précisé que l’ambiance n’était pas constamment joyeuse, contrairement à l’image de légèreté que le film peut renvoyer. « Les gens me disaient : ‘vous deviez bien rigoler’. En fait, on ne rigolait pas tant que ça. C’est comme dans la vie d’ailleurs… », a-t-il déclaré, soulignant que la fabrication d’une comédie populaire peut coexister avec des moments de tension et d’émotion réelle entre les protagonistes.
La précision d’Onteniente sur la façon dont cette séquence a été obtenue — une prise unique marquée par l’émotion — apporte un éclairage sur les choix de réalisation et sur la manière dont une performance peut être modelée par des circonstances personnelles au-delà du texte et de la mise en scène.
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