Édouard Leclerc : le manoir de la Haye, sa demeure bretonne loin des hypermarchés

Situé à Saint-Divy dans le Finistère, le manoir de la Haye a constitué durant près de cinq décennies le refuge d’Édouard Leclerc, fondateur de l’enseigne de grande distribution éponyme, jusqu’à sa disparition en 2012.

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Édouard Leclerc : le manoir de la Haye, sa retraite bretonne loin des hypermarchés
Jean Bibard/FEP/Panoramic/Starface
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Le pionnier du commerce moderne s’est éteint à l’âge de 85 ans le 17 septembre 2012 au sein de cette propriété du XVIIe siècle. Son épouse Hélène y a également vécu jusqu’à son décès survenu en 2019, maintenant le domaine à l’écart de l’exposition médiatique et des activités commerciales de l’enseigne.

L’aventure professionnelle de l’entrepreneur avait débuté en 1949 dans sa cuisine de Landerneau, avec une mise de départ de 5 000 francs. En privilégiant les circuits courts sans intermédiaires pour réduire les tarifs, il a posé les bases du Mouvement E.Leclerc, devenu le premier réseau de distribution sur le territoire national.

L’acquisition du manoir remonte à l’année 1966, en pleine phase de déploiement des magasins à travers l’Hexagone. Le couple avait alors fait de cet ensemble son lieu de résidence principale pour s’éloigner des tensions inhérentes au secteur des affaires.

Localisé entre Brest et Landerneau, le site s’étend sur plusieurs hectares constitués de prairies, de pièces d’eau et de zones boisées. Des voies encaissées et plusieurs grilles traversent un massif de chênes et de hêtres pour mener jusqu’au corps de logis.

Un édifice du XVIIe siècle protégé au titre des Monuments historiques

L’habitation principale se compose d’une structure rectangulaire en pierre de granit divisée en plusieurs étages, arborant une façade sobre rythmée par six travées. L’architecture globale s’inscrit dans les canons des demeures de notables bretons.

Le domaine intègre également un édifice religieux érigé en 1716, doté d’un clocher ajouré visible depuis les allées du parc. En raison de sa valeur architecturale et historique, l’ensemble de la propriété a obtenu une inscription aux Monuments historiques au cours de l’année 1977.

Le château actuel a été édifié par la famille de Penfeunteniou sur l’emplacement d’un précédent manoir médiéval de style gothique. Le domaine conserve des traces de cette occupation ancienne, notamment les vestiges d’une tour carrée et d’un mur d’enceinte de forme elliptique.

Les aménagements paysagers entourant les bâtisses ont été modifiés et entretenus pendant des décennies par Hélène Leclerc. Les pièces intérieures ont en outre abrité pendant de nombreuses années un ensemble d’œuvres liturgiques rassemblé par le couple.

La réorganisation du patrimoine artistique et le devenir du domaine

Ces objets sacrés ont par la suite été transférés au couvent des Capucins situé à Landerneau, infrastructure qui héberge le Fonds Hélène et Édouard Leclerc pour la culture, une entité créée en 2011 consacrée à l’art contemporain.

La bâtisse demeure la propriété des héritiers de la famille Leclerc, bien que les membres de la descendance s’orientent vers d’autres lieux pour leurs séjours privés, une posture résumée par Michel-Édouard Leclerc à travers le constat que l’esprit de famille ne nécessite pas d’inscription matérielle dans la pierre.

Source de l’article : www.public.fr.

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