Du Vieux Fusil au projet de M. Pokora : 50 ans de cinéma face au massacre d’Oradour
La chaîne de télévision TF1 diffuse le 24 septembre 2026 une fiction historique en deux volets intitulée Oradour, portée par Matt Pokora et mise en scène par Pierre Aknine. Cette coproduction franco-belge reconstitue les cinq journées ayant précédé le massacre du 10 juin 1944 dans la commune limousine, à travers le parcours d’un officier des Forces françaises libres parachuté dans le secteur.

SOMMAIRE
Le projet a débuté en 2019 après la découverte d’un documentaire par Matt Pokora, qui s’est ensuite rendu sur les lieux du drame en 2022. L’artiste y avait rencontré Robert Hébras, dernier survivant de la tuerie décédé en 2023, en présence de sa petite-fille Agathe.
L’Association nationale des familles des martyrs et plusieurs habitants avaient manifesté des réserves face à une scénarisation des faits, redoutant notamment qu’une mention de la Résistance dans la commune ne soit détournée par des arguments révisionnistes.
Un accord conclu entre la production et les représentants des proches des victimes a finalement encadré la démarche, prévoyant l’affichage d’un avertissement au début du programme. Les prises de vues ont été réalisées sur le territoire belge.
La comédienne Caroline Anglade, interprète du personnage de Marie, a fait état de l’intensité émotionnelle ressentie lors de ce tournage consacré aux exactions perpétrées durant l’Occupation.
La précédente évocation par Le Vieux Fusil
Cinquante ans plus tôt, le cinéma s’était déjà inspiré de la tragédie d’Oradour-sur-Glane avec le long-métrage Le Vieux Fusil, sorti en 1975 sous la direction de Robert Enrico.
Le film mettait en scène Philippe Noiret et Romy Schneider dans une intrigue transposée dans la région du Quercy, montrant un chirurgien traquant les soldats de la division SS Das Reich responsables de la mort de ses proches.
Malgré des reproches formulés à l’époque quant au caractère manichéen du récit de vengeance, l’œuvre a cumulé plus de 3,3 millions d’entrées en salles et a obtenu trois César, avant de recevoir le César des Césars en 1985.
Le tournage avait été marqué par l’état d’épuisement de Romy Schneider, dont les cris avaient été coupés au montage lors d’une séquence jugée trop violente, ainsi que par l’attachement de Philippe Noiret envers sa partenaire.
La transmission auprès des nouvelles générations
Ces deux créations audiovisuelles partagent l’objectif d’entretenir la mémoire historique auprès d’un public qui méconnaît parfois les événements survenus dans le village martyr.
Agathe Hébras ainsi que le maire d’Oradour-sur-Glane ont souligné l’importance de ce travail de sensibilisation destiné à la jeunesse, l’élu saluant pour sa part la rigueur de l’initiative menée par Matt Pokora.
Source de l’article : www.public.fr.
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