Clara Morgane meurtrie par le "sourire sournois" de Judith Godrèche

Clara Morgane meurtrie par le "sourire sournois" de Judith Godrèche

Clara Morgane a raconté dans le podcast Small Talk de Konbini un souvenir d’un plateau télé vieux de plus de vingt ans qui l’a profondément marquée : à 19 ans, sur le plateau de Th...

Clara Morgane a raconté dans le podcast Small Talk de Konbini un souvenir d’un plateau télé vieux de plus de vingt ans qui l’a profondément marquée : à 19 ans, sur le plateau de Thierry Ardisson, elle se souvient surtout du rire de Judith Godrèche , et non du regard appuyé de Gérard Darmon . Aujourd’hui, à la lumière des révélations publiques autour de Judith Godrèche, Clara Morgane propose une relecture de ce moment.

Née Emmanuelle Munos le 25 janvier 1981 à Marseille, Clara Morgane était adolescente lorsqu’elle a participé à l’émission de Thierry Ardisson en compagnie de Gérard Darmon et de Judith Godrèche. Sur le plateau, Gérard Darmon dit-elle avait constamment les yeux dans son décolleté, un comportement qui avait alors amusé Judith Godrèche. Cette scène, longtemps diffusée et commentée, a laissé une empreinte dont la dimension émotionnelle dépasse la simple anecdote télévisuelle.

Selon Clara Morgane, ce n’est pas tant l’attitude des hommes qui l’a blessée que le rire de la comédienne. « Qu’il me balaye avec ses yeux, je n’en ai rien à foutre. Par contre, le sourire un peu sournois d’une femme, ça, ça m’a touchée, fait de la peine », raconte-t-elle. Elle explique attendre de la part d’un homme une forme de condescendance, même si elle ne l’acceptait pas, mais regretterait davantage l’absence de solidarité féminine.

Le rire de femme et une blessure d’âme pour Clara Morgane

Clara Morgane décrit avec précision l’asymétrie de la situation : elle se voyait comme « une gamine de 19 ans » face à des personnes qui avaient « au moins 10 à 15 ans de plus ». Elle cite en contre-exemple la chanteuse Lio, qui, selon elle, aurait su « prendre le parti des femmes » sur ce même plateau. À l’inverse, elle conserve le souvenir d’un « rictus, ce plissement si particulier de ses yeux », attribut du rire de Judith Godrèche qui, dit-elle, « ne m’a jamais quitté ».

Plusieurs années après cet épisode, les aveux publics et les révélations de Judith Godrèche sur des traumatismes subis dans sa jeunesse ont conduit Clara Morgane à envisager une nouvelle lecture de ce rire. Elle avance l’hypothèse que ce qu’elle avait interprété comme une moquerie pouvait contenir « la petite fille qu’elle était » : « Je pense qu'en fait, dans ce rire, il y avait aussi un petit peu de la petite fille qu'elle était. En gros, moi, j'ai donné, je pense, quelque chose qu'elle n'a pas donné, mais qu'on lui a pris. Il y avait quelque chose de lourd dans son rire. »

Dans son témoignage, Clara Morgane confirme qu’elle a été blessée par le fait que Judith Godrèche ne l’ait pas prise en défense ce soir-là. Elle évoque une douleur plus intime liée à l’absence d’un geste de solidarité féminine. Judith Godrèche a par ailleurs porté plainte contre les réalisateurs Benoît Jacquot et Jacques Doillon pour viol avec violences sur mineur de moins de quinze ans.