Ary Abittan a vu son dossier rouvert sous les projecteurs après que Gilles Verdez, sur le plateau de TBT9 le 6 avril 2026, a affirmé avoir consulté les pièces de l’instruction et révélé l’existence d’un message susceptible d’avoir pesé dans la décision judiciaire. L’humoriste, visé par une plainte pour viol déposée en 2021, avait vu sa carrière bouleversée par l’affaire, mais la justice a finalement prononcé un non-lieu en 2023, décision confirmée en appel en 2025.
La plainte de 2021 avait provoqué une onde de choc dans le monde du spectacle : annulations de spectacles et pressions de collectifs féministes avaient marqué l’affaire au moment où elle éclatait. L’instruction, conduite sur plusieurs années, a abouti à un non-lieu suivi d’une confirmation en appel, des décisions dont les motivations n’avaient pas été intégralement exposées publiquement jusqu’aux révélations rapportées par Gilles Verdez.
Selon Verdez, qui cite des consultations du dossier, l’avocate de l’humoriste, Maître Toby, aurait produit des échanges de SMS entre les deux protagonistes attestant, selon elle, du caractère consenti de la relation. Toujours d’après les éléments présentés sur le plateau, la plaignante et Ary Abittan auraient entretenu une relation consentie de deux mois et, le soir des faits allégués, l’artiste aurait refusé qu’elle passe la nuit chez lui.
Le message dans un groupe WhatsApp et les expertises médicales au cœur du non-lieu
D’après les informations révélées, dans les heures suivant l’incident, la plaignante aurait écrit à ses amies dans un groupe WhatsApp : « Il s’est passé quelque chose de pas normal. Après, je suis sûre que pour un mec, ça peut arriver de se tromper. Il n’a pas voulu me faire mal. » Cette phrase est présentée par l’avocate de la défense comme la pièce centrale ayant, selon eux, conduit au non-lieu.
Au-delà de ce message, les pièces d’instruction citées font état d’expertises médicales et psychiatriques n’ayant pas mis en évidence de lésions traumatiques en faveur de violences sexuelles. Quinze anciennes compagnes de l’humoriste ont été entendues par les enquêteurs et décriraient, toujours selon les éléments rapportés, un homme « pas du tout violent, très attaché au dialogue et au plaisir de ses partenaires ».
Le rapport psychiatrique consulté par Gilles Verdez est présenté comme concluant à une sexualité « totalement normalisée, dénuée de la moindre dynamique déviante » et situe les faits dans une « interaction » entre les deux protagonistes, sans ancrage dans des troubles personnalitéls imputables à l’accusé.
Trois magistrats ont prononcé le non-lieu, décision ensuite confirmée en appel. L’avocate de l’humoriste a précisé la portée juridique de cette décision en ces termes : « Un non-lieu, c’est différent d’un acquittement. Acquittement signifie qu’il y avait des éléments à charge suffisants pour envoyer l’accusé devant un tribunal, et que le jury a tranché. Non-lieu signifie qu’au moment de l’instruction, il n’y avait même pas suffisamment d’éléments pour le poursuivre. » Sur un plateau de télévision, Cyril Hanouna a résumé cette différence en soulignant la portée procédurale du non-lieu par rapport à un acquittement.
Gilles Verdez a enfin rapporté qu’Ary Abittan avait maintenu, pendant toute la durée de la procédure, son engagement à ne pas divulguer le nom de la plaignante, un engagement qui, selon les déclarations rapportées, a été respecté.