Artus multiplie les actions concrètes pour soutenir les personnes handicapées après Un p’tit truc en plus
À l’occasion de son 39e anniversaire célébré ce 17 août 2026, l’humoriste et cinéaste Artus poursuit ses actions concrètes pour l’inclusion des personnes en situation de handicap, prolongeant l’impact sociétal de son long-métrage Un p’tit truc en plus.

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Révélé au public dans l’émission On n’demande qu’à en rire, l’acteur s’est hissé au sommet du box-office français en 2024 grâce à sa première réalisation. En dépit des réticences initiales manifestées par les producteurs, cette comédie a enregistré plus de 11 millions d’entrées, signant ainsi la plus forte affluence pour une production nationale depuis une décennie.
Le projet se distinguait par la présence de onze comédiens amateurs en situation de handicap mental, sélectionnés au sein d’instituts médico-éducatifs pour interpréter des rôles inspirés de leur propre réalité. Cette démarche, partagée à l’écran avec Clovis Cornillac, s’inscrit dans la lignée d’œuvres telles que Le Huitième jour ou l’émission Les Rencontres du Papotin.
L’accueil réservé au film a été salué par les acteurs du secteur associatif, à l’image de la vice-présidente de l’Unapei, Sonia Ahehehinnou, qui s’est félicitée de voir des personnes handicapées tenir leurs propres rôles pour promouvoir le vivre-ensemble. Face à ce succès public, le réalisateur a immédiatement exprimé son souhait de convertir cette visibilité en mesures durables.
Cette volonté s’est matérialisée par la mise en place d’initiatives institutionnelles et de projets philanthropiques ciblés, dépassant le cadre strict de l’exploitation cinématographique.
Création d’une fondation et déploiement de lieux d’accueil
Pour structurer son action, le cinéaste a instauré la Fondation Un p’tit truc en plus, placée sous l’égide de la Fondation Perce-Neige créée en 1966 par Lino Ventura. Cette entité a pour mission principale le financement et l’aménagement de résidences de vacances destinées aux personnes touchées par des troubles du neurodéveloppement ou un handicap mental.
Inspirées du gîte visible dans le film, ces infrastructures visent à offrir des séjours conviviaux en rupture avec l’austérité des centres de soins traditionnels. Un premier apport financier de 300 000 euros, réuni auprès des producteurs et distributeurs du long-métrage, a été sanctuarisé pour lancer le premier chantier.
Le dispositif repose également sur la mixité sociale et générationnelle, prévoyant la cohabitation au sein de ces structures entre jeunes valides et jeunes handicapés afin de normaliser les relations et de favoriser une intégration effective au quotidien.
En parallèle, l’artiste est intervenu au Sénat en octobre 2024 aux côtés du sénateur Philippe Mouiller et de la ministre déléguée Charlotte Parmentier-Lecocq. Lors de cette session saluée par le président de la chambre haute Gérard Larcher, il a présenté son film tout en dénonçant les failles du système de prise en charge français, illustrées par les départs d’usagers vers la Belgique.
Mobilisation locale et soutien aux structures adaptées
L’engagement d’Artus s’est également traduit sur le plan local par un soutien apporté à L’Atout Cœur, un restaurant implanté à Annecy qui emploie du personnel vivant avec un handicap cognitif. Alors que l’établissement faisait face à un risque de cessation d’activité, le réalisateur a relayé un appel aux dons sur ses plateformes numériques.
Cette prise de position publique s’est adossée à une campagne de financement participatif visant à collecter 100 000 euros pour pérenniser l’activité et garantir le maintien des emplois au sein de cette enseigne de restauration.
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