Le dossier autour de Jeffrey Epstein continue d’alimenter des révélations et des polémiques. Depuis sept ans, Andrew Mountbatten-Windsor, qui a perdu son statut royal l’an dernier par décision du roi Charles III, conteste avec force des allégations à son encontre.
Récemment, l’ex-prince a été interpellé à son domicile puis placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête visant une éventuelle faute grave liée à l’exercice de fonctions publiques. Les enquêteurs soupçonnent qu’il aurait communiqué des informations confidentielles à Jeffrey Epstein lorsqu’il occupait des responsabilités officielles. Il a été relâché sans mise en examen.
Le Daily Mail a indiqué, samedi, qu’un rapport du FBI daté de 2020 contient des éléments mettant en relation Andrew Mountbatten-Windsor et Ghislaine Maxwell, complice de Jeffrey Epstein condamnée à vingt ans de prison en 2022. Ce document évoque notamment la présence présumée de l’ancien prince lors d’une séance de torture dans les années 1990 visant une fillette âgée d’environ six à huit ans.
Andrew Mountbatten-Windsor rejette les accusations
Les pièces du FBI, rendues publiques au sein de dossiers liés à l’enquête sur Epstein, comprennent le témoignage d’une femme affirmant avoir été victime d’abus et de torture durant son enfance. Elle déclare avoir été conduite contre son gré à Frogmore Cottage, sur le domaine de Windsor, et accuse Ghislaine Maxwell de l’avoir administrée à plusieurs reprises puis attachée à une table avant de lui infliger des chocs électriques.
Selon ce récit, plusieurs hommes auraient assisté à la scène, et l’un d’eux serait l’ex-prince Andrew. Ces éléments figurent dans des documents d’enquête et ne correspondent pas à une décision judiciaire : aucune cour n’a, à ce stade, confirmé ces faits.
Confronté à ces allégations, Andrew Mountbatten-Windsor les a vigoureusement niées, rejetant toute implication dans des abus sexuels et des actes de violence liés au couple Epstein-Maxwell.
En 2022, Virginia Giuffre avait tenté de poursuivre l’ancien prince aux États-Unis pour agression sexuelle. Andrew Mountbatten-Windsor avait démenti ces accusations, puis conclu un accord financier à l’amiable qui a mis fin aux procédures. Virginia Giuffre, mentionnée dans ces démarches, est depuis décédée par suicide.