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Agnès Jaoui et Jean‑Pierre Bacri, un power couple bien avant les Brangelina

Agnès Jaoui et Jean‑Pierre Bacri, un power couple bien avant les Brangelina

Agnès Jaoui : avec Jean-Pierre Bacri, un powercouple bien avant les Brangelina

22 mai 2026 — Hors compétition au Festival de Cannes, Agnès Jaoui présente L’Objet du délit, une comédie dramatique attendue qui mêle l’univers de l’opéra et les questions soulevées par le mouvement #MeToo. Le film marque le retour de la réalisatrice après la disparition de son compagnon de longue date et co-auteur, Jean‑Pierre Bacri, en 2021.

Portée par un casting dense et une ambition assumée, l’œuvre se donne pour objet d’explorer les mécanismes de pouvoir, de silence et de parole au sein des milieux artistiques. Le dossier de presse évoque la volonté de scruter « la manière dont chacun réagit aux accusations selon son âge, son sexe et sa position ». Le ton oscille entre intimité personnelle et enjeu collectif.

Le scénario a été co-écrit par Emmanuel Salinger, Laurent Jaoui, Noé Debré et Florence Seyvos. Agnès Jaoui y interprète une chanteuse d’opéra ; sa voix est mêlée à celle de la soprano Julia Beaumier, renforçant l’hybridation entre fiction et réalité revendiquée par la réalisatrice.

Un film né dans l’ombre d’une collaboration mythique

Il s’agit du premier long-métrage d’Agnès Jaoui depuis la mort de Jean‑Pierre Bacri en 2021. Leur duo, formé à la scène puis au cinéma, a marqué le paysage audiovisuel français depuis la fin des années 1980. La rencontre des deux artistes remonte à 1987, lors d’une représentation de L’Anniversaire d’Harold Pinter, mise en scène par Jean‑Michel Ribes.

Pendant plusieurs décennies, Jaoui et Bacri ont co-signé des scénarios et incarné des personnages devenus références, mêlant dialogues ciselés, humour acide et tendresse sous-jacente. Malgré une séparation sentimentale en 2012, leur collaboration artistique s’est poursuivie et reste citée comme une mécanique créative singulière.

Le tournage de L’Objet du délit a commencé en mai 2025 dans les ruines du château de Lacoste, dans le Vaucluse, puis s’est poursuivi à Paris pour s’achever en juillet. Selon les équipes, le plateau de tournage a fonctionné avec des protocoles de prévention contre les violences sexuelles, démarche qui fait partie intégrante du dispositif de production.

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Sur le fond, le film interroge les rapports de force au sein des productions artistiques et la parole qui se libère ou se tait selon les situations. Le dossier de presse insiste sur la diversité des réactions face aux accusations selon les trajectoires individuelles et les positions occupées dans le champ culturel.

Dans ses confidences liées au projet, Agnès Jaoui a décrit le tournage comme une expérience « presque réflexive ». Elle a évoqué la difficulté et la nécessité de « parler de ce que l’on vit tout en le vivant », formule rapportée par les équipes de production et citée dans le matériel de presse remis à la presse cannoise.

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