Comme d’habitude, il est resté fidèle à sa posture : haut-perché, enfermé dans sa petite bulle en or. Quiconque l’a suivi dans l’exercice ces 4 dernières années, devrait avoir déjà débriefé cet énième discours de dénis avant même qu’il prenne la parole.
En gros, le pays se porte de mieux en mieux. Mais puisque tout ne peut être rose, il projette l’avenir en deux défis à relever : sécuritaire (lutte contre le terrorisme) et sanitaire (lutte contre le nouveau Coronavirus). Je vous épargne la petite littérature qu’il a développée autour. Verbeux. Que ça! Sur le plan social et politique, R.A.S. Nous sommes heureux et en paix. Alors il décrète : « nous ferons donc en sorte que la dynamique observée ces dernières années se poursuive et s’amplifie afin que notre pays aille davantage mieux et que, comme nous l’avons dit, venant de loin, nous allions le plus loin possible sur la route du développement ». Ça craint.
Le bug (pardon… le buzz) : le topo sur ses 5-10 ans au pouvoir
De ses engagements de candidat en campagne (2015-2016) à ses engagements solennels (discours d’investiture en 2016), et à maintes autres occasions, il avait martelé qu’il ne ferait qu’un mandat. Il a dit et répété « mon mandat UNIQUE ». Pas mon PREMIER mandat. Qu’il en soit à préciser mon SECOND mandat et à nous faire remarquer qu’il n’a pas dit mon DEUXIÈME mandat est anecdotique mais surtout symptomatique de ce qu’il est conscient que plus personne, même pas lui, ne croit en ce qu’il dit. Mettons lui un point tout de même pour sa maîtrise de la sémantique. On commençait à avoir un doute.
Ce que nous lui exigeons – plus que ne pas être candidat à un troisième mandat – c’est d’avoir enfin le courage d’organiser des élections et de nous rendre notre démocratie. Elle n’est pas parfaite. Elle est même médiocre s’il veut mais nous la préférons imparfaite et médiocre, de loin à une dictature de ploutocrates.
Déo Gratias Kindoho
Faut etre sourd pour ne pas voir que quelue chose se fait.
Quittez cette politique de ‘ otes toi que je m’y mette’ et son homologue ‘tant que c’est lui tout est mauvais’.
Pensez un jour au developpement du pays. A sa place Deo Gratias KINDOHO ne pourra meme pas démarrer.
On reconnaît que des choses se font. Mais, le fait que « quelque chose se fasse » n’absout pas toutes les fautes!
Vous aussi, arrêtez l’enfumage.
Construire des routes et des édifices, ce n’est qu’une affaire de milliards dépensés, à nos frais. Or on ne consulte même plus l’Assemblée Nationale (nos supposés représentants) avant de nous endetter. Connaissez-vous les chiffres de l’endettement de 2016 à ce jour?
Ensuite, à quoi sert-il de construire des édifices quand les coeurs sont meurtris? quel est ce pays si heureux, où tout le monde se méfie de tout le monde? On se regarde en chien de faïence. Les gens ont peur de parler et de se parler (même les proches du régime). On distingue désormais les bons béninois (le camp qui accapare tous les secteurs productifs de l’économie) et la mauvais (ceux qui croupissent dans la disette). On distribue les condamnations fantaisistes à 10 ans ou 20 ans de prison. On pousse toutes les voix discordantes à l’exil. Tout ce qui est physique ne dure que quand les cÅ“urs sont en paix. A force de nourrir la haine et la rancoeur, on prépare la destruction de tout ce qu’on a construit. Et c’est bien dommage.