Des responsables de l’armée du Burkina Faso ont indiqué qu’une dizaine de civils a été tué dans le nord du pays et quatre autres personnes auraient été kidnappées, rapporte France 24.
Un responsable militaire cité par la chaîne française France24, a indiqué que «Â une dizaine de civils ont été exécutés » après que des hommes armés, appartenant probablement à la branche de l’État islamique de la région, ont attaqué des habitants de Dambam se dirigeant vers le marché. Selon la même source, l’attaque a eu lieu lundi près de la frontière avec le Niger dans le nord du Burkina Faso.
La source précise que l’armée a envoyé des renforts dans la région, soulignant que quatre autres personnes qui se dirigeaient vers le marché de Markoye, sont portées disparues et pourraient avoir été enlevées par les assaillants. Un responsable local a déclaré que « des terroristes ont installé un poste de contrôle sur la route entre Dambam et Markoye et ont intercepté tous ceux qui se dirigeaient vers le marché », rapporte France24.
L’autorité locale a ajouté que les « quatre personnes portées disparues ont été kidnappées par les djihadistes » alors que les assaillants ciblaient des personnes à pied, à moto et d’autres véhicules. Selon un autre témoignage d’un autre responsable local, « la plupart des victimes ont été assassinées de manière lâche, égorgées » et des véhicules incendiés. Il ajoute que les assaillants sont arrivés dans un certain nombre de communautés dans la région du nord du Sahel les 29 et 30 octobre. « Ils ont pillé des biens, emporté du bétail ou kidnappé des habitants », a déclaré le responsable.
La localité attaquée est une zone très connue pour être la cible de terroristes très fréquemment. La ville de Markoye est proche de la région dite des trois frontières du Burkina Faso, du Mali et du Niger qui a connu une vague d’attaques djihadistes sanglantes. Accueillant l’un des rares marchés hebdomadaires de la région, les habitants s’y rendent pour acheter ou vendre leur bétail le lundi. Malgré les mesures de sécurité les attaques ne cessent d’augmenter dans le Sahel.