Une semaine après la tuerie de Karma, survenue le 20 avril, le gouvernement burkinabè, à travers un communiqué, a déclaré qu’il « fera tout ce qui relève de ses prérogatives pour la manifestation totale de la vérité dans ce drame ».
Le 20 avril dernier, dans le village de Karma, le Burkina Faso a connu probablement le plus grand massacre de civils de son histoire. Une semaine après le drame, le gouvernement burkinabè est sorti de son mutisme à propos de ce massacre qui a fait au moins 150 morts parmi les civils, selon un communiqué du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.
« Le Gouvernement condamne fermement ces actes ignobles et barbares. Il présente ses sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes, leur exprime toute sa compassion et souhaite prompt rétablissement aux blessés. » peut-on lire sur le communiqué signé Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO, ministre burkinabè de la Communication. « Une information judiciaire a été ouverte par le Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Ouahigouya et le Gouvernement suit de très près l’évolution de l’enquête. Il espère vivement que la lumière sera faite dans cette affaire qui révolte la conscience individuelle et collective de toutes les femmes et de tous les hommes épris de paix, de justice et de liberté. » déclare le communiqué en date du 27 avril 2023.
« Opération de représailles »
Le village a été « encerclé par des hommes armés venus en grand nombre et habillés en tenues militaires burkinabées » dans la matinée du 20 avril, « précisément autour de 7 h 30 », racontent des déplacés dans un communiqué publié mardi. « Certains villageois, heureux de voir nos soldats, sont sortis de leurs concessions pour les accueillir. Malheureusement, cette joie sera écourtée lorsque les premiers coups de feu retentirent, occasionnant également les premières victimes. »
Toute la matinée, « les militaires sont passés de domicile en domicile. Ils ont défoncé les portes des maisons cadenassées, où des habitants s’étaient cachés, et les ont réunis dehors pour les tuer », rapporte un étudiant originaire de Karma, dont vingt et un membres de sa famille ont été, selon lui, « massacrés ».
Ces capitaines au pouvoir au Burkina sont des criminels. Les coupables, ce sont eux! Quel cynisme ! Doublé de la lâcheté des dirigeants africains qui préfèrent garder le silence. Le Pays de Sankara ne mérite pas ça