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Au Nigeria : l’affaire d’une étudiante violée à l’Université de Lagos fait grand bruit

Au Nigeria : l’affaire d’une étudiante violée à l’Université de Lagos fait grand bruit

Court gavel

Un étudiant de 20 ans de l’Université de Lagos a déclaré, mercredi devant le tribunal supérieur de l’État de Lagos à Ikeja, qu’un enseignant de 53 ans, identifié comme Samuel Obinna Ojogbo, l’aurait agressée sexuellement dans son bureau sur le campus d’Akoka le 22 août 2025 vers 12h00. La victime a témoigné comme premier témoin de l’accusation dans le procès en cours où le gouvernement de l’État de Lagos poursuit le prévenu pour deux chefs d’accusation : viol et agression sexuelle.

Au cours de sa déposition menée en première instance par l’avocat de l’accusation, A.O. Azeez, la plaignante a expliqué que la veille des faits, le 21 août, alors qu’elle passait un examen, le professeur l’avait abordée et lui avait demandé si la matière étudiée était sortie à l’épreuve. Il lui aurait ensuite demandé de se rendre dans son bureau après l’examen. La témoin, étudiante de l’Université de Lagos, a précisé qu’elle avait tenté à deux reprises de le rencontrer sans succès avant l’examen du 22 août, examen qui était assuré par le même enseignant.

Après l’épreuve du 22 août, la victime raconte l’avoir croisé près de sa faculté ; il l’aurait invitée à patienter puis l’aurait accompagnée à son bureau, qu’elle a décrit comme situé en sous-sol, sans fenêtre et sans secrétaire. Deux autres étudiantes sont brièvement entrées pour des questions administratives et en seraient ressorties sur ordre du professeur. Alors que la porte n’avait pas été refermée, le professeur lui aurait demandé de la fermer : « Il m’a poussée sur le canapé à côté de la porte, a commencé à me caresser, à toucher mes seins, puis s’est imposé sexuellement sur moi. Il m’a violée », a-t-elle déclaré, en larmes, à la barre.

Voies de signalement, examens médicaux et suite judiciaire

La victime a affirmé que, après les faits, le prévenu lui aurait promis un encadrement futur pour son projet de quatrième année ; il aurait aussi pris son dossier d’examen, en aurait fait une copie et eu son numéro de téléphone. Elle a quitté le bureau en pleurs et a immédiatement signalé l’agression à une amie. Elles se sont rendues auprès d’un collègue enseignant, puis au chef de département (HOD). Selon la plaignante, le HOD a interrogé la véracité des faits, a demandé des preuves et, après avoir convoqué le prévenu, aurait conseillé de « laisser tomber », invitant la victime à se montrer plus prudente à l’avenir.

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Ne se satisfaisant pas de cette réaction, la témoin et son oncle, lui aussi enseignant, se sont ensuite adressés au bureau Servicom de l’université. Là, une femme les a orientés vers le centre médical pour des examens ; des médicaments auraient été prescrits. La jeune femme a ensuite porté plainte auprès de la Lagos State Domestic and Sexual Violence Agency, qui l’a orientée vers le poste de police de Bariga, puis vers WARIF (Women at Risk International Foundation) pour des examens complémentaires.

La plaignante a indiqué que l’affaire avait été transférée au Gender Unit de la police pour enquête et qu’après la première série de signalements, des proches et membres de la famille du prévenu avaient sollicité une rencontre en vue d’un règlement. Le procès, instruit par le juge Oyindamola Ogala, a été ajourné au 27 avril 2026 pour la contre-interrogation du témoin.

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