Arthur annonce le report de son deuxième livre en raison de la crise chez Grasset
Arthur annonce le report de la sortie de son deuxième livre, initialement prévue fin mai 2026, en raison de la crise qui secoue les éditions Grasset après l’éviction de leur directeur historique, Olivier Nora. Dans un message publié sur ses réseaux sociaux le 16 avril 2026, l’animateur et humoriste explique qu’il a pris cette décision par attachement à l’équipe qui l’a accompagné lors de son premier livre et en réaction aux « évolutions récentes » au sein de la maison d’édition.
Arthur rappelle le rôle déterminant joué par Olivier Nora et Christophe Bataille il y a deux ans, lorsqu’ils l’ont convaincu de se lancer dans l’écriture aux côtés de Caroline Fourest. Il décrit cette période comme une « aventure d’écriture essentielle », soulignant avoir été « relu, guidé, parfois bousculé » et avoir « énormément appris ». Le livre né de ce travail, J’ai perdu un bédouin dans Paris, avait rencontré un succès supérieur aux attentes de l’auteur.
Face à la tourmente éditoriale, Arthur affirme ne pas vouloir voir son prochain ouvrage paraître dans une maison qu’il perçoit comme fragilisée et privée des personnes qui ont rendu possible son premier livre. « J’ai décidé de reporter la sortie de mon prochain livre prévue fin mai », écrit-il, indiquant un choix personnel motivé par des raisons humaines et professionnelles.
Grasset, symbole d’une bataille culturelle qui inquiète
La décision d’Arthur s’inscrit dans un mouvement plus large de réactions à l’éviction d’Olivier Nora, directeur de Grasset depuis 2000. Cette décision a provoqué une onde de choc dans le monde de l’édition : une centaine d’auteurs ont annoncé leur départ de la maison, parmi lesquels des personnalités comme Virginie Despentes, Bernard-Henri Lévy, Sorj Chalandon et Frédéric Beigbeder, qui dénoncent une « atteinte inacceptable à l’indépendance éditoriale ».
Plusieurs médias évoquent un conflit ayant pour origine un désaccord autour de la parution de Boualem Sansal, l’ancien otage retenu en Algérie, et des contraintes subies par Olivier Nora concernant le calendrier de publication. Ces éléments, rapportés notamment par Le Canard Enchaîné et relevés par d’autres titres, ont alimenté les accusations d’ingérence de la part de l’actionnaire majoritaire du groupe, Vincent Bolloré.
La controverse a suscité des réactions diverses : à gauche, la décision a été largement critiquée comme un acte politique, tandis que, selon nos informations, certains élus et responsables institutionnels — cités dans la presse — n’ont pas pris position de façon tranchée, parmi eux Gabriel Attal, Bruno Retailleau et la ministre de la Culture Catherine Pégard.
Au-delà des prises de position, la crise a des conséquences concrètes sur le calendrier éditorial et les projets en cours. Arthur n’est pas le seul auteur dont la programmation est affectée : la tourmente interne à Grasset a conduit plusieurs écrivains à revoir leurs plannings ou leurs relations avec la maison, illustrant la portée immédiate de la crise sur la production et la diffusion des ouvrages.
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