AccueilPeopleCélébritéVéronique Sanson raconte avoir reçu une fatwa avant un concert

Véronique Sanson raconte avoir reçu une fatwa avant un concert

Véronique Sanson, icône de la chanson française et ancienne compagne de Pierre Palmade, a été la cible de menaces de mort à la fin des années 1980 en raison d’un titre controversé. Sorti en 1988, le morceau intitulé « Allah » a pris une dimension sensible après la polémique mondiale déclenchée par la publication des Versets sataniques de Salman Rushdie, et aurait valu à la chanteuse une fatwa et des intimidations avant un concert à l’Olympia.

Artiste majeure depuis le début des années 1970, Véronique Sanson a multiplié les succès — « Chanson sur ma drôle de vie », « Une nuit sur son épaule », « Ma révérence », « Rien que l’eau » — et continue, à 76 ans, de se produire sur scène. Dans un entretien au Point en novembre 2025, elle affirmait ne pas songer à la retraite : « Ce n’est pas une histoire d’argent, pas du tout. Je suis une autre personne avec un micro. Sans problème, sans douleur », ajoutant que chanter « Cela me fait vivre, dans ma tête ». Ces propos soulignent l’attachement de la chanteuse à la scène malgré les épisodes difficiles de sa carrière.

La controverse autour du titre « Allah » est revenue dans ses déclarations publiques. Sur Europe 1 en 2020, Véronique Sanson a évoqué ces menaces : « Non, je ne chante plus Allah. Vous savez, il y a des crétins partout et j’ai eu une fatwa sur ma tête ». Elle a relaté des pressions et un climat de peur qui l’ont amenée à retirer la chanson de son répertoire.

Le titre « Allah », la fatwa et les explications de la chanteuse

La chanson « Allah » n’avait pas suscité de réaction notable lors de sa sortie en 1988. La situation a changé à la faveur du contexte international : la parution des Versets sataniques et la fatwa de 1989 contre Salman Rushdie ont exacerbé les sensibilités autour de tout usage du nom d’Allah. Un article du Journal du Dimanche, intitulé « Véronique Sanson apostrophe Allah », a amplifié la polémique, entraînant des menaces dirigées contre la chanteuse.

Confrontée aux accusations, Véronique Sanson a expliqué ses choix artistiques et le sens de son texte. Elle a déclaré : « J’ai dit Allah dans la chanson parce que ça sonnait mieux que Dieu », précisant que le titre devait être compris comme « une chanson d’amour mal comprise ». Interrogée par Libération, elle avait affirmé l’avoir écrite « comme prière à Allah lui-même » et insisté sur son respect pour la religion musulmane : « pas contre l’islam. Je respecte la religion musulmane ».

Le morceau comportait des paroles explicitement tournées « contre l’intolérance, le fanatisme ». Extraites dans la presse, certaines strophes mentionnaient : « Allah/À quoi te sert d’avoir un nom/Pourquoi ce feu, ce tonnerre (…). Si j’étais toi, je ne serais pas fière (…). Au nom de quoi fais-tu la guerre/À quoi te sert d’avoir un nom/C’est pour souiller le désert/Avec le sang versé pour Allah. »

Face à l’amalgame effectué avec l’affaire des Versets sataniques et aux menaces qui ont suivi, Véronique Sanson a finalement décidé de retirer définitivement le titre « Allah » de son répertoire. Elle a résumé ce choix par la formule selon laquelle il était « ridicule de tenter le diable », marquant ainsi une coupure nette entre son intention artistique et les réactions qu’elle avait suscitées.

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