AccueilPeopleCélébritéGilles Lellouche furax s’en prend aux César

Gilles Lellouche furax s’en prend aux César

Gilles Lellouche s’est imposé comme une figure incontournable du cinéma français, à la fois acteur et réalisateur, reconnu pour ses succès au box-office et ses prises de parole publiques. Passage du monde des clips rap et des seconds rôles aux plateaux de tournage de long-métrages populaires, il a signé des films remarqués tels que Le Grand Bain (2018) et L’Amour ouf (2024), et a été nommé aux César pour ces deux réalisations sans remporter la statuette.

La vocation de Gilles Lellouche est née très tôt après la lecture de Les Fourberies de Scapin de Molière ; mais c’est le choc du film La Haine (1995) qui le conduit à hésiter entre jeu et mise en scène. Il débute en réalisant des courts-métrages puis des clips musicaux, signant notamment en 1998 le clip culte « That’s My People » du groupe NTM. Parallèlement, il poursuit une carrière d’acteur en accumulant de petits rôles avant d’obtenir des parts plus importantes grâce à ses relations professionnelles.

Sa collaboration avec Guillaume Canet marque un tournant : c’est ce dernier qui lui offre un rôle notable dans Mon Idole, et Lellouche apparaît ensuite dans Jeux d’enfants. En 2004, il co-réalise son premier long métrage, Narco, avec Tristan Aurouet, puis se fait remarquer en 2005 dans le rôle de l’ami de Vincent Elbaz dans Ma vie en l’air. En 2011, il décroche son premier premier rôle en tête d’affiche avec Ma part du gâteau réalisé par Cédric Klapisch.

Entre réalisations, nominations et prises de position publiques

Après avoir alterné jeu et réalisation, Gilles Lellouche reprend la caméra en 2012 pour participer au film à sketches Les Infidèles, où il co-réalise et joue un segment avec Jean Dujardin. Le long métrage a suscité des réactions contrastées. Sa carrière bascule davantage vers une reconnaissance d’ensemble avec Le Grand Bain (2018) puis L’Amour ouf (2024), œuvres qui contribuent à asseoir sa réputation d’acteur-réalisateur « bankable » et lui valent des nominations aux César pour ses films.

Sur le plan des prises de parole publiques, Gilles Lellouche s’est fait entendre en 2014 lors d’une interview accordée à BFM-TV, où il dénonce l’absence de nomination du réalisateur Cédric Jimenez pour son film La French. Il affirme notamment : « Jimenez a fait un film exceptionnel. » et déplore que « ce n’ait même pas une nomination ». Lellouche demande que l’on « tende la main » à des cinéastes qu’il juge talentueux et affirme : « Les César, ce sont des professionnels qui récompensent d’autres professionnels. »

Il précise sa déception en ajoutant : « Je suis déçu pour lui, pas pour moi, moi ça fait longtemps que je ne suis plus déçu par ce genre de choses-là. » Par la suite, il réaffirme sa collaboration avec Cédric Jimenez, apparaissant sous sa direction dans HHhH (2017), BAC Nord (2021) et Chien 51 (2025).

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